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Bill Tapia (1908-2011)

Bill Tapia, légendaire joueur de ukulélé et recordman du monde de naissance le premier janvier, sans doute recordman de l'âge du performer sur scène, musicien de jazz et flambeur flamboyant, revenu sur le devant de la scène via San Francisco il y quelques années seulement et récurrent dans l'actualité ukulélistique depuis, s'est éteint dans la nuit du 1er au 2 décembre, un moins avant son cent quatrième anniversaire.

Kitten on the Keys l'évoquait il y a peu dans l'entretien qu'elle avait accordé à Cyril LeFebvre, livrant quelques anecdotes et un portrait haut en couleurs de l'artiste :

C.L.: Bill Tapia a fait partie de l’orchestre de ton père, non ?
K.o.t.K: Oui, mais Bill jouait seulement la guitare à cette période. Il habitait Walnut Creek, comme nous, et venait en voisin, ou répéter, ou même donner des cours de guitare à mon frère. Quelqu’un m’a dit alors que Bill avait été le professeur de Shirley Temple, ce qui a bien sûr immédiatement déclenché ma grande admiration pour lui. Et puis, un vrai gentleman, pétillant, séducteur, toujours tiré à quatre épingles. C’était mon idole ! Et encore ! je ne m’imaginais même pas qu’en plus de tout cela il jouait également l’ukulélé !

Les dernières années de cet artiste pourtant longtemps resté dans l'ombre auront vu la publication de plusieurs disques et d'un documentaire biographique : To You Sweetheart Aloha.

En complément, voici un lien vers la nécrologie qui lui est consacrée dans le Honolulu Star Advertisers

Roger Parry à Tahiti (1932)

Peintre, illustrateur, caricaturiste, graphiste, scénographe du Musée imaginaire d’André Malraux, metteur en page et en lumière des vingt-cinq premiers volumes nrf - Gallimard de la collection Univers des formes, photographe surréaliste, Roger Parry fut aussi pour Match, Vu ou Miroir du Monde, un grand reporter au regard neuf.

Les photos et dessins qu’il rapporta de Tahiti en 1932 donnent une assez bonne idée des instruments de musique joués en Polynésie française cette année-là, montrant à l’occasion quelques ukulélés kamaka en intéressante situation.

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Mister Lear musique nonsensique le 12 octobre

Mister LearMister Lear rendra hommage au très non-sensique Edward Lear une fois de plus demain mercredi 12 octobre dans le Théâtre de la Reine Blanche, 2 bis passage Ruelle, dans le XVIIIe arrondissement parisien.

Cette formation éclectique et multi-instrumentiste fait la part belle à l'ukulele dans ses compositions et prestations ; en outre y sont réunies de considérables pointures du petit instrument : Joseph Racaille, Brad Scott - aux palmarès desquels figurent notamment des passages mémorables au sein de l'Ukulélé Club de Paris - et le virtuose du tetrachorde Benjamin, ici également et totalement compositeur, qui officiait précédemment dans le duo gainsbarré Jicé et Benj.

Les amateurs parisiens de ukulele, de non sens, de poésie d'avant-garde britannique, ou d'excellente musique - voire du lot - ne sauraient manquer sous aucun prétexte une occasion de voir et d'ouïr cet ensemble méloobieux ! L'on pouvait encore trouver ce mardi des places à demi tarif (deux pour le prix d'une) à l'Ami Pierre, passage de la main d'Or dans le onzième arrondissement.

George Hinchliffe - entretien

George Hinchliffe est la figure fondatrice et centrale du Ukulele Orchestra of Great Britain - il est en effet assis en plein milieu de ses collègues lors de leurs époustouflantes prestations scéniques.
À la veille du concert des ukulélistes britanniques du 19 septembre dernier au Théâtre de la Ville, George a très aimablement accepté de participer à un entretien entièrement en français que vous pouvez voir dans la vidéo ci-dessus, ou que vous voyez déjà pour les plus pressés qui ont déjà cliqué sur le bouton de lecture, où il expose - entre autres sujets - les accordages utilisés par l'Orchestra. À l'appui, démonstrations virtuoses sur ses ukulélés, tous de prix modeste, dont un MOTU récemment acquis.

À voir aussi : Julie PLUCKmag Kinot, reine des fans du « UOGB » a publié sur le site des fans français de l'orchestra un compte rendu textuel et photographique du concert du 19 septembre qu'elle a pu apprécier côté public et côté scène, et signalé sur le forum de ukulele.fr un extrait video du même concert publié par le site united states of Paris.

Glen Baxter et l’ukulélé (suite)

Depuis quelque temps déjà, les œuvres de Glen Baxter dénotaient de son inquiétude devant la menace d’invasion que l’ukulélé laissait planer au-dessus de nos têtes, notamment lors des intrusions de l’UOGB dans l’espace aérien. Le raid sur Paris de lundi dernier par voie terrestre ne pouvait le laisser indifférent. Aussi nous envoie-t-il aujourd’hui cette nouvelle pièce de brûlante actualité dont la puissance narrative n’échappera à personne.
Rappelons que, lui-même joueur d’ukulélé, Glen Baxter a introduit le petit instrument dans nombre de ses œuvres, à un point tel que nous ne lui connaissons guère de rival en ce domaine, si ce n’est peut-être Marie Laurencin.

(son exposition à Cognac du Safari Historico-gastronomique en Poitou-Charente décrochée depuis la rentrée, Glen travaille actuellement sur le script d’un dessin animé que réalisera Prima Linea Productions)

Coluche ukulélé

« (…) Dès 1978, Coluche avait fait d'Europe 1 la station la plus écoutée de France. Sa dernière émission, en 1986, il l'avait enregistrée fin avril avant de partir en vacances: c'était la première d'une série estivale confiée à Maryse (Gildas), "Dimanche chez vous", pour laquelle il l'avait reçue chez lui, rue Gazan à Paris.

La dernière question qu'elle lui pose alors, est:

"Comment voudrais-tu mourir ?"

- "Le plus tard possible et avec mon ukulélé" répond-il.

L'émission fut diffusée début juillet et le ukulélé enterré avec Coluche. »
(Extrait d’une dépêche AFP reprise dans la presse)

Dans les archives 2006 du forum ukulele.fr on trouve trace d’un spotting Coluche à l’ukulélé lors d'une émission de télé.

R. Alex Anderson (1894 - 1995)

On lui doit Mele Kalikimaka, Lovely Hula Hands, Malihini Mele, Haole Hula et de nombreux autres standards figurant toujours sur la liste des favoris chez les joueurs d’ukulélé.
Les Hawaiiens disent de R. Alex Anderson qu’il fut le plus hawaiien des compositeurs de chansons hapa haole. Un compliment savoureux quand on sait qu’il était totalement haole, de pure lignée écossaise, et ne se mettait à l’ukulélé ou au piano qu’en amateur, lorsque le monde des affaires, le sport, le pilotage des avions, les voyages et les soirées mondaines lui en laissaient le loisir.

Retour sur cette grande figure de la musique hawaiienne.

BIOGRAPHIE INÉDITE

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TOPOLINO

Nombreux sont les artistes qui ne lâchent le pinceau que pour l’ukulélé et ne lâchent l'ukulélé que pour le croquer avec la même patte qu’ils le strumment et le strokent.
Boulet, Capucine, Pipof (ici et ) ont dessiné des affiches de hui, Dorothée introduit son instrument favori dans ses ouvrages … Impossible de dresser ici une liste complète, il y en a tant d’autres ! Nous leur consacrerons des expos personnelles.
Les cimaises d’ukulele.fr ont déjà accueilli ainsi les œuvres marquantes de Glen Baxter et celles de Marie Laurencin.

Aujourd’hui : TOPOLINO aka Marc Combas, artiste sétois (« il aimait tant Sète qu’il décida d’y naître » aurait dit de lui Vialatte), pilier du Musée International d’Art Modeste. En dehors de ses nombreuses expos, il tient une truculente gazette animalière de la vie artistico-mondaine en l’île singulière, couvre de croquis ses carnets de voyages entre Lisbonne, Paris, Bourges, New York, complète journellement sa collection de Silly Songs et joue bien sûr l’ukulélé, parfois avec d’autres célébrités sétoises comme le Général Alcazar.
On retrouvera d'ailleurs tout ce joli monde, augmenté de Pascal Comelade, Gilles Tandy, Tony Truant et les Sans Pattes de Robert Combas à l'occasion d'un concert à Sète le 25 juin.

AUTOBIOGRAPHIE ET GALERIE

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Happy Birthday Marilyn

Honorons aujourd’hui une icône : Marilyn Monroe, née Norma Jeane Mortenson le 1er juin 1926 à Los Angeles, et plus spécialement son avatar Sugar Kane Kowalczyk, telle qu’elle apparut s’accompagnant d’un ukulélé blanc le 9 septembre 1959 sur les écrans français, dans Certains l’aiment chaud, traduction due au T. S. Raymond Queneau (ainsi que les dialogues) de Some Like It Hot, un film de Billy Wilder.

Bon prétexte pour se remettre un coup de Runnin’ Wild, puis dans la foulée revoir en son entier ce chef-d’œuvre qui n’a pris aucune ride.

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George Formby (1904-1961)

En ce 26 mai, célébrons comme chaque année à la même date George Formby Jr, qui à travers ses disques, ses films et ses prestations scéniques fit de l'ukulélé le plus populaire des instruments en Angleterre pendant toutes les années 1930, 1940 et 1950, particulièrement sous sa forme banjolélé, que les frères Keech avaient introduit dans la haute société londonienne au début des années 1920.
George Formby influença de manière considérable Harrison, Lennon, McCartney et tous les jeunes musiciens du rock et de la Brit Pop. Mais depuis sa disparition en 1961, on compte aussi parmi ses héritiers directs : la GFS, le Ukulele Orchestra of Great Britain et tous ceux qui participèrent au déclenchement de la nouvelle vague ukulélé que connaît actuellement l'Angleterre.
On trouve une bio succinte sur wikipedia, mais le mieux reste de se régaler des nombreux extraits de films et concerts que propose la toile.

Alvin Keech, Kelvin, and the Banjulele

Jusqu’à la fin du XXe siècle, l’Angleterre ne connut pratiquement de l’ukulélé que sa forme banjolélé.
On devrait plutôt dire "Banjulele", la marque que les Keech Brothers avaient lancée en Europe au début des années 1920.
Que sait-on de cet instrument inventé en Californie, révélé à Paris, adopté à Londres, et qui fut mondain avant de gagner le monde et une popularité restée vive aujourd’hui ?
L’anniversaire d’Alvin Keech fournit l’occasion de publier, de manière aussi complète que possible, l’aventure de ces deux frères d’Honolulu injustement méconnus.

BIOGRAPHIE(S) INÉDITE(S)

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Alfred Apaka (1919-1960)

Pendant toutes les années 1950, Alfred Apaka fut la voix d’Hawaii. Sa voix de velours.
La radio, le disque, la naissante télévision répandaient alors à travers le monde ses ballades sentimentales teintées d’exotisme et accompagnées d'ukulélé. Il devint ainsi légat officiel de ce paradis des mers du Sud idéalisé que les magnats du tourisme avaient imaginé de reconstituer en son décor rêvé - à la manière hollywoodienne - dans les resorts d’Honolulu. Mais son art touchait aussi le cœur des Hawaiiens, qui lui vouaient une véritable adoration.
Il faudra attendre Israel Kamakawiwo’ole pour retrouver un artiste hawaiien dont l’émotion vocale touchera ainsi le monde entier.

Hagiographie du Golden Tenor :

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Robert Armstrong Birthday

Bon anniversaire Bob !
Né le 21 février 1950, Robert Armstrong a fondé avec Robert Crumb et Al Dodge les Cheap Suit Serenaders. Plus récemment, il a créé les Joy Buzzards, joué dans l’orchestre de Janet Klein et accompagne actuellement le cowboy Sourdough Slim tout en préparant un projet avec Ken Emerson.
On lui doit également les aventures de Mickey Rat, des pochettes de disques (textes et illustrations), des toiles, des ukulélés tranfigurés par ses soins, et aussi d’avoir permis aux guitares Martin de renouer avec les merveilleux décors western et hawaiien qui ornaient dans les années 30 les instruments fabriqués à Chicago.
Toutes ces réalisations et bien d’autres sur son site Novelty Hut.

Simon Jeffes (1949 -1997)

Né le 19 février 1949 à Crowley, dans le Sussex, Simon Jeffes avait débuté en suivant les cours de guitare classique que Julian Byzantine et Gilbert Biberian donnaient à la Royal Academy, puis joua un temps avec l’ensemble d’avant-garde Omega Players. Arrangeur du My Way pour Sid Vicious, il deviendra aussi collaborateur de Ryuichi Sakamoto, David Sylvain, Adam and The Ants, Bow Wow Wow, Twyla Tharp… et fondateur du Penguin Café Orchestra.
Pendant l’été 1972, dans le sud de la France il reçoit la révélation quand, à la faveur d’une indigestion de bouillabaisse aux effets hallucinatoires, le saint patron de l’Auberge du Pingouin lui apparaît en gloire, flanqué de ses marmitons ailés, et l’enjoint de réunir un orchestre qui saurait jouer une musique à la fois mélodique, hypnotique, sophistiquée et surtout réjouissante, dans laquelle l’ukulélé tiendrait une place de choix - la partition parviendra au fur et à mesure, de manière aléatoire, par voie hypnagogique.
L’apparition est à peine disparue que déjà, Simon court fonder le Penguin Café Orchestra et grave un premier album sur le label Obscure de Brian Eno. Suivront quatre autres, plus leurs versions live (maintenant tous chez Virgin). Soit, entre 1976 et 1993, une belle série de chef-d’œuvres capable de réjouir le saint Aubergiste autant que sa nombreuse et fidèle clientèle.
Loin des réductions de pièces baroques ou romantiques telles que nous les connaissons depuis un siècle, au-delà de l’utilisation anecdotique comme chez Aaron Copland et quelques autres, Simon Jeffes a su composer spécifiquement pour l’ukulélé et attribuer à l’instrument les pupitres qu’il méritait au sein de l’orchestre classique. Citons juste pour exemples le Paul’s Dance que Simon Jeffes interprétait en duo avec Goeff Richardson, ou parfois en trio, et encore le merveilleux The Ecstasy Of Dancing Fleas dont le titre ne laisse aucun doute quant à son contenu orchestral (ici à 1’48’’ ou ).
Le 11 décembre 1997, Simon Jeffes s’en est allé dispenser son art dans les okonomiyaki bars célestes.
Feu l’Ukulélé Club de Paris lui avait rendu hommage dans Manchot rade septet, titre final de l’album Manuia paru en 2002. Et depuis quelque temps, le fiston Arthur Jeffes a repris ici-bas la direction du Penguin Café Orchestra.
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Burlesque & Ukulele

Pour celles et ceux qui auraient malencontreusement raté les représentations au Théâtre de la Cité universitaire, ou qui aimeraient s’en régaler une fois encore, signalons que le NEW BURLESQUE CABARET, mise en scène Kitty Hartl et présentant MiMi le Meaux, Kitten On The Keys, Dirty Martini, Julie Atlas Muz, Evie Lovelle, Roky Roulette, s’installe du 21 au 25 janvier au CENTQUATRE,104, rue d'Aubervilliers - 5 rue Curial à Paris XIXe.

Kitten donnera également une performance lors de la soirée Pin Up O'Rama, le 26 Janvier à l'Alcazar, 62, Rue Mazarine à Paris VIe.

À la faveur de toutes ces manifestations, article :
EXOTICA BURLESQUE
et rencontre :
KITTEN ON THE KEYS :
INTERVIEW EXCLUSIVE

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VILLAGE UKULELES - 1917

MARY CRUMP
BOBBY EDWARDS
ET DADA

Les archives photographiques du Museum of the City of New York recèlent bien des trésors, telles ces deux plaques de verre de la fin des années 1910 sur lesquelles on découvre Mary Crump et Bobby Edwards, hautes figures, de l’ukulélé pour l’une, du cigar-box Ukalyptos pour l’autre, et tous deux des « bohemians » à l’époque où Greenwich Village nourrissait les avant-gardes artistiques, celle d’Amérique, mais aussi celles d’Europe que la Grande Guerre avait exilées de l’autre côté de l’Atlantique.

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UKULELE KING'S BIRTHDAY

HAPPY BIRTHDAY ELVIS
Grâce à Elvis Aaron Presley, né le 8 janvier 1935 à Tupelo, Mississippi, l’ukulélé a trouvé sa place dans le rock’n’roll.
Il a aussi profité de trois films du King tournés entre 1961 et 1966 pour retrouver au même temps son pays d’origine, Hawaii.
Avec Elvis, l’ukulélé est devenu rock et redevenu Hawaiien.
Mais le King jouait-il réellement de l’ukulélé ?

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Billy Kanui (1890 - 1960)

Aujourd’hui, on fête l’anniversaire de Sam Kamaka, né le 29 décembre 1890, mais aussi celui de Billy Kanui, né le même jour de la même année, à Honolulu.
Premier Hawaiien à répandre en France l’ukulélé et la steel guitar, Kanui fut aussi le premier à incarner sur scène, dans son célèbre duo Kanui & Lula, le cliché exotique du noir sauvage kannibal rythmant la danse ondulante de la belle vahiné au teint clair.

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Johnny Ukulele (1901-1971)

Né le 8 novembre 1901 à Kalani, Hawai’i, et fils illégitime du prince héritier Jonah Kūhiō Kalanianaole, John Ka’aihue prend selon la coutume hawaiienne hānai le nom de ses parents adoptifs, Sam et Mary Ka’aihue. À quinze ans, il débute à l’ukulélé dans l’orchestre parti accompagner les démonstrations de surfriding que Duke Kahanamoku présente en 1916 aux États-Unis, notamment à Atlantic City. Johnny choisit alors de continuer sa carrière sur le continent, d’abord à Chicago, où on le dit ami de Ralph Capone, le frère d’Al, puis à Saint Louis, où il se marie avec une Américaine de Detroit. Devenu veuf, ses enfants, Norman et Mary, alors encore en bas âge, le rejoignent sur la scène du vaudeville et tous trois tournent pendant les années 1930 sous les noms de The Hawaiian Music Man and Mary-Norman, ou du Kaaihue Trio.
Fin 1945, Mary et Norman anglicisent leur patronyme de Kaaihue (ou Ka'aihue, orthograhe moderne) en Kaye et forment un trio avec Frankie Ross (né Bologna). Le Mary Kaye Trio lance le premier spectacle "lounge", dans la salle, qui va séduire pendant des années la clientèle des nuits de Las Vegas et apparaître dans de nombreux films. Mary Kaye, petite-nièce de la reine Lili’uokalani, devient aussi la première chanteuse de rock s’accompagnant à la guitare électrique - notamment une Strat à son nom avec laquelle Fender inaugure son Custom Shop en 1956.
Pendant ce temps, papa Johnny Kaaihue s’est mué en Johnny Ukulele, ukuléliste attitré du Royal Hawaiian Orchestra que dirige Harry Owens. Il gardera son pupitre pendant quinze ans, dont les neuf années du Harry Owens Show sur la chaîne télé CBS, puis enregistrera pour Capitol des disques d’ukulélé solo teintés d’exotica* et se produira sous son nom jusqu’à la fin des années 1960, notamment à Vegas et à Honolulu avec les enfants. La dernière apparition en public de Johnny Ukulele fut sans doute à l’enterrement de son vieil ami Ukulele Ike (Cliff Edwards) en juillet 1971, où lors de la cérémonie il interprète When You Wish Upon a Star, la chanson de Pinocchio oscarisée en 1940. Au mois de novembre de la même année, Johnny "Ukulele" Ka'aihue s’éteint à son tour à Hollywood.
Ukuléliste et nageur d’exception, son physique d'authentique descendant de la noblesse hawaiienne lui valut aussi de jouer le rôle du chef indien Cold Moon dans de nombreux films des studios d’Hollywood, et même de prêter ses traits au profil de Peau Rouge stylisé qui ornait le capot des Pontiac au début des années 1950.

  • Sa version du Hawaiian War Chant en écoute sur Radio-Ukulele.fr (playlist ici)
Marie Laurencin et les joueuses d’ukulélé

Née le 31 octobre 1883 à Paris, Marie Laurencin débute sa carrière de peintre sous l’égide d’Henri-Pierre Roché. Elle expose au salon des Indépendants de 1907, se lie avec Georges Braque, Picasso, devient la muse d’Apollinaire et fréquente au Bateau-Lavoir, André Salmon, Max Jacob, le douanier Rousseau. Sa première manière est cubiste.
À la Grande Guerre, son exil en Espagne lui fait rencontrer les Delaunay et Picabia. Elle participe ainsi à Dada.
De retour en 1920, Marie Laurencin s'épanouit en égérie des Années folles. Ambassadrice à l'Exposition des Arts déco de 1925, amie et collaboratrice de Jean Cocteau, Serge de Diaghilev, André Gide, Paul Morand, Max Jacob, Saint-John Perse, Marcel Jouhandeau, Jean Paulhan, Somerset Maugham, Coco Chanel, Helena Rubinstein… elle devient la portraitiste adulée du Tout-Paris mondain que la nuit réunit au Bœuf sur le toit. Elle peint essentiellement des femmes, seules ou en groupe, nues ou mi-nues drapées de peplum, la plupart jouant de l’ukulélé.
Nulle autre que Marie Laurencin n’aura dessiné, gravé, brossé autant de joueuses d’ukulélé. Son œuvre en présente des dizaines.

PETITE GALERIE MARIE LAURENCIN ET LES UKULÉLISTES (VOIR LA SUITE CI-DESSOUS)

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Citation

anarchy in the uke is coming sometimes and maybe... -duke of uke
Ukulélé, la méthode et Ukulélé, le dico, par Cyril LeFebvre
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